Schizophrénie

La Clinique Bellevue accueille des patients atteints de syndromes schizophréniques.
Ces diagnostics, longtemps évocateurs de gravité, sont pris en charge par nos équipes médicales et soignantes. Les syndromes schizophréniques peuvent revêtir différents degrés d’intensité allant des formes relativement bénignes à des formes sévères. Il existe à présent un ensemble de moyens thérapeutiques, médicamenteux et psychologiques mieux tolérés que par le passé permettant d’atténuer les conséquences de la maladie. Il s’agit d’une affection fréquente puisqu’elle frappe 1% de la population.

Un séjour à la clinique doit répondre à trois objectifs :

  • poser un diagnostic ;
  • limiter et mettre un terme à des poussées processuelles ;
  • établir, changer ou adapter un traitement.

L’hospitalisation peut être décidée pour soigner un épisode de la maladie pour lequel les soins ambulatoires ne sont plus adaptés.

De très nombreux symptômes de nature dissociative, déficitaire, ou paranoïde touchant la pensée (délire), les perceptions (hallucinations), la vie émotionnelle et affective (retrait autistique), le comportement social (repli, isolement), les soins personnels (incurie), la motricité (agitation, catatonie), peuvent traduire une schizophrénie. Ces manifestations peuvent survenir brutalement ou bien apparaître de façon progressive et à bas bruit. Le tableau clinique, c’est-à-dire le regroupement de ces symptômes chez un patient donné, est propre à chaque sujet et il peut changer au cours du temps chez un même individu ; ce qui rend le diagnostic d’autant plus difficile. Pour établir le diagnostic de schizophrénie et écarter d’autres causes possibles à l’origine des perturbations, il faut souvent avoir recours à des instruments d’évaluation clinique approfondie, aux tests psychologiques, à l’imagerie cérébrale, à la biologie.

Le traitement est médicamenteux, psychologique et social. Les produits neuroleptiques, antipsychotiques, antidépresseurs et tranquillisants pouvant apporter une rémission des symptômes. Ils diffèrent quant à leur efficacité, quant à leur tolérance et sont prescrits en fonction des aspects syndromiques de la maladie. Il existe à présent de médicaments très actifs.

Le médecin recherche et évalue avec chaque patient le traitement qui a le meilleur rapport bénéfices risques, soit le traitement qui permet l’amélioration la plus importante avec un coût en effets secondaires aussi faible que possible. Cette démarche permet de prescrire le moins de médicaments possible.

Dans certains cas, un traitement qui perd son efficacité ou dont les inconvénients sont trop lourds doit être arrêté, sous surveillance médicale, et remplacé par des molécules mieux tolérées et quelques fois plus récentes. L’instauration ou la modification du traitement sont réalisées en collaboration avec le psychiatre qui traite le patient en ville et qui poursuivra les soins après le séjour en clinique.

La prise en charge psychologique du malade atteint de schizophrénie est essentielle. Elle comporte la participation progressive à des activités physiques (psychomotricité et relaxation), à des ateliers artistiques animés par des psychologues et art-thérapeutes, et en groupes d’échanges et d’informations. Si celle-ci n’est pas déjà en cours, une psychothérapie à la sortie peut être organisée.

L’avancement des connaissances a modifié l’attitude des professionnels de santé vis-à-vis de la schizophrénie et sans doute celle du public, même si cette évolution est plus lente. Ainsi, pour augmenter leur participation à la prise en charge et en améliorer les chances de succès, les patients sont maintenant souvent informés du diagnostic. Cette étape peut être délicate, car beaucoup de sujets schizophrènes ont du mal à accepter l’idée qu’ils puissent être malades.

Malgré le progrès des méthodes thérapeutiques, qui réduisent globalement la nécessité des hospitalisations, il peut exister chez quelques patients des périodes de crise qui obligent à un séjour en milieu hospitalier.